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Chevigny-Saint-SauveurDijon et son agglomération

Guillaume Ruet vice-président : le choix du terrain plutôt que des étiquettes

Dernière mise à jour : 17 avril 2026 9h13
il y a 6 mois
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Jeudi 16 avril 2026, à l’issue du conseil d’installation du Conseil métropolitain de Dijon, Guillaume Ruet a été élu 7ᵉ vice-président de Dijon Métropole. Le maire de Chevigny-Saint-Sauveur se voit confier un portefeuille stratégique, celui des équipements sportifs et culturels ainsi que de leur mise en réseau. Une nomination importante pour l’élu, mais aussi pour sa commune, qui marque son entrée dans l’exécutif métropolitain. Elle intervient dans un contexte politique local où les équilibres restent sensibles, notamment au sein de la droite côte-d’orienne.

Une élection dans la continuité de l’exécutif métropolitain

Cette désignation s’inscrit dans une séquence institutionnelle plus large. Lors de cette séance, les élus métropolitains ont reconduit à leur tête François Rebsamen, figure centrale de la vie politique dijonnaise, avant de procéder à l’élection des vice-présidents et à la composition du bureau.

Pour Guillaume Ruet, cette nomination représente une reconnaissance politique, mais aussi une responsabilité accrue. Le maire a lui-même souligné la charge de travail que représente l’engagement métropolitain, évoquant « de très nombreuses heures chaque semaine » consacrées à ces fonctions.

Une décision revendiquée et assumée

Face aux premières réactions critiques, l’élu n’a pas tardé à s’exprimer publiquement, notamment sur les réseaux sociaux. Dans un message détaillé, il a tenu à rappeler que cette décision n’était pas individuelle mais collective, validée en amont par le conseil municipal de Chevigny-Saint-Sauveur.

Il insiste également sur l’enjeu de représentation territoriale : quatrième commune de l’agglomération, Chevigny bénéficie désormais d’une place au sein de l’exécutif métropolitain. Un levier qu’il juge essentiel pour défendre les intérêts locaux.

« Je suis surtout satisfait pour la Ville de Chevigny-Saint-Sauveur […] qui est ainsi bien représentée dans l’exécutif de Dijon Métropole », explique-t-il, mettant en avant une logique d’efficacité plutôt que d’appartenance partisane.

Des tensions au sein de la droite locale

Mais cette nomination ne fait pas l’unanimité. En coulisses, certains membres des Les Républicains en Côte-d’Or voient d’un mauvais œil la participation d’un élu de droite à un exécutif dirigé par la gauche.

Sans nommer directement ses détracteurs, Guillaume Ruet répond frontalement à ces critiques. Il dénonce une vision dépassée de la politique, centrée sur les clivages partisans, et affirme au contraire vouloir privilégier une approche pragmatique.

« Les gens ne veulent plus ce type de posture. Ils veulent des élus qui construisent ensemble, qui dépassent les clivages », écrit-il, assumant pleinement sa collaboration avec un exécutif de sensibilité différente.

Le pragmatisme contre les étiquettes

Se définissant clairement comme « un homme de droite », et secrétaire de la fédération des Républicains de Côte-d’Or, Guillaume Ruet insiste néanmoins sur une priorité : sa commune.

« Mon parti, c’est Chevigny », affirme-t-il, revendiquant une approche centrée sur les résultats concrets. Pour lui, refuser de participer à l’exécutif métropolitain pour des raisons partisanes reviendrait à pénaliser directement les habitants.

L’élu oppose ainsi deux visions de l’engagement politique : celle du « dogme » et celle du « bon sens ». Et il ne laisse guère de doute sur son choix.

Des enjeux concrets pour le territoire

Au-delà des débats politiques, cette nomination s’inscrit dans des enjeux très concrets pour Chevigny-Saint-Sauveur. Le maire évoque notamment un objectif prioritaire : améliorer la desserte en transports en commun.

Il ambitionne de réduire significativement les temps de trajet vers Dijon, en défendant la mise en place d’une ligne de bus directe permettant un gain de 10 à 15 minutes. Un projet qui, selon lui, ne peut aboutir qu’en pesant au sein de la métropole.

« Un élu doit être à la table où les décisions se prennent », insiste-t-il, estimant que rester en retrait serait « une faute professionnelle pour un maire ».

Une pratique répandue dans les intercommunalités

Pour justifier son choix, Guillaume Ruet s’appuie également sur une réalité institutionnelle : dans de nombreuses intercommunalités en France, des élus de sensibilités politiques différentes travaillent ensemble au sein des exécutifs.

Il cite notamment les exemples du Grand Paris ou de la métropole de Marseille, où la coopération transpartisane est devenue la norme. Une manière de rappeler que l’intercommunalité obéit souvent à des logiques différentes de celles des assemblées nationales.

Une nomination révélatrice des recompositions politiques locales

Au final, cette élection dépasse le simple cadre d’une désignation interne. Elle illustre les recompositions à l’œuvre dans les territoires, où la gestion locale tend à primer sur les affrontements idéologiques.

Entre pragmatisme revendiqué et tensions partisanes, Guillaume Ruet assume une ligne claire : privilégier l’action et la représentation de sa commune, quitte à bousculer les équilibres politiques traditionnels.


Réaction de Guillaume Ruet suite à sa nomination en tant que vice-président :

Ce soir avait lieu le conseil d’installation du Conseil Métropolitain.

A l’ordre du jour notamment : élection du Président qui a vu la reconduction de François Rebsamen, élection des Vice-présidents et du bureau, ainsi que de nombreuses désignations (ça n’a l’air de rien, mais pour un Maire, la Métropole, c’est de très nombreuses heures de travail chaque semaine).

Pour ma part, j’ai été élu Vice-Président et j’aurai la charge des équipements sportifs et culturels et leur mise en réseau. Bref, une belle mission en perspective que j’ai acceptée avec l’aval de mon conseil municipal que j’avais pris la peine de consulter, c’est une décision collective des élus de la Ville de Chevigny.

Je suis surtout satisfait pour la Ville de Chevigny-Saint-Sauveur, qui est quand même la 4ème commune de l’agglomération, qui est ainsi bien représentée dans l’exécutif de Dijon Métropole.

J’entends déjà les cris d’orfraie et de désapprobation de certains : quoi ? un homme de droite travailler avec un président de gauche ?! Ceux qui disent cela connaissent bien mal le fonctionnement de l’intercommunalité dans notre pays, et encore moins les attentes de nos concitoyens.

Les gens ne veulent plus ce type de posture. Ils veulent des élus qui construisent ensemble, qui dépassent les clivages, pas qui se tapent dessus !

Les querelles de partis, ça n’intéresse que ceux qui n’ont rien d’autre à faire. Moi, j’ai une ville à faire tourner. On n’est pas à l’Assemblée nationale ici, on est au service des gens. Entre le dogme et le bon sens, j’ai toujours choisi le bon sens.

Je suis un homme de Droite, je n’ai jamais caché mon appartenance aux Républicains, je ne renie pas mes convictions, mais mon parti, c’est Chevigny. On m’a élu pour faire avancer les dossiers concrets. Pour rien d’autre !

Justement, l’enjeu principal pour Chevigny sur le prochain mandat, c’est d’améliorer la desserte en transport en commun, gagner 10 à 15 minutes de temps de trajet avec une ligne de bus directe à Dijon. On ne peut y parvenir qu’en pesant au sein de Dijon Métropole.

Donc je m’en moque des étiquettes. Un élu doit être à la table où les décisions se prennent. Rester dans son coin à bouder pendant que l’avenir du territoire se dessine sans nous, c’est une faute professionnelle pour un maire.

Je note que c’est ce que fait l’immense majorité des élus -droite et gauche confondue- au sein des instances intercommunales sur l’ensemble du Département et de la France. Regardez ce qui se passe au Grand Paris ou à Métropole de Marseille.

Je n’allais pas laisser Chevigny sur la touche pour faire plaisir à des personnes qui se moquent complètement des enjeux de ma commune.

Ce soir avait lieu le conseil d’installation du Conseil Métropolitain.

A l’ordre du jour notamment : élection du Président qui a vu la reconduction de François Rebsamen, élection des Vice-présidents et du bureau, ainsi que de nombreuses désignations (ça n’a l’air de rien, mais pour un Maire, la Métropole, c’est de très nombreuses heures de travail chaque semaine).

Pour ma part, j’ai été élu Vice-Président et j’aurai la charge des équipements sportifs et culturels et leur mise en réseau. Bref, une belle mission en perspective que j’ai acceptée avec l’aval de mon conseil municipal que j’avais pris la peine de consulter, c’est une décision collective des élus de la Ville de Chevigny.

Je suis surtout satisfait pour la Ville de Chevigny-Saint-Sauveur, qui est quand même la 4ème commune de l’agglomération, qui est ainsi bien représentée dans l’exécutif de Dijon Métropole.

J’entends déjà les cris d’orfraie et de désapprobation de certains : quoi ? un homme de droite travailler avec un président de gauche ?! Ceux qui disent cela connaissent bien mal le fonctionnement de l’intercommunalité dans notre pays, et encore moins les attentes de nos concitoyens.

Les gens ne veulent plus ce type de posture. Ils veulent des élus qui construisent ensemble, qui dépassent les clivages, pas qui se tapent dessus !

Les querelles de partis, ça n’intéresse que ceux qui n’ont rien d’autre à faire. Moi, j’ai une ville à faire tourner. On n’est pas à l’Assemblée nationale ici, on est au service des gens. Entre le dogme et le bon sens, j’ai toujours choisi le bon sens.

Je suis un homme de Droite, je n’ai jamais caché mon appartenance aux Républicains, je ne renie pas mes convictions, mais mon parti, c’est Chevigny. On m’a élu pour faire avancer les dossiers concrets. Pour rien d’autre !

Justement, l’enjeu principal pour Chevigny sur le prochain mandat, c’est d’améliorer la desserte en transport en commun, gagner 10 à 15 minutes de temps de trajet avec une ligne de bus directe à Dijon. On ne peut y parvenir qu’en pesant au sein de Dijon Métropole.

Donc je m’en moque des étiquettes. Un élu doit être à la table où les décisions se prennent. Rester dans son coin à bouder pendant que l’avenir du territoire se dessine sans nous, c’est une faute professionnelle pour un maire.

Je note que c’est ce que fait l’immense majorité des élus -droite et gauche confondue- au sein des instances intercommunales sur l’ensemble du Département et de la France. Regardez ce qui se passe au Grand Paris ou à Métropole de Marseille.

Je n’allais pas laisser Chevigny sur la touche pour faire plaisir à des personnes qui se moquent complètement des enjeux de ma commune.

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